On estime la fondation de Blida en 1535 par les Morisques, ils transformèrent alors les terres incultivables en vergers grâce aux plantations d'orangers. Le marabout Sidi Ahmed Ben Youcef, selon la tradition orale, s'écria en contemplant la ville : « On t'appelle El-Blida (petite ville), je t'appelle El-Ourida (« la petite rose ») ». La région de Blida, de par sa situation stratégique sur le flanc des montagnes de l´Atlas tellien, fut convoitée par plusieurs conquérants de passage : les Romains, les Arabes, les Français, sur un fond de population Berbères.
La prospérité vint avec la venue des Ottomans et la ville devint une sorte de lieu de repos et de prédilection des seigneurs enrichis et souverains turcs d'Alger, qui aimaient venir se reposer et se délasser, et visiter le palais Turc à Sidi Yaacoub. Les Ottomans bâtissent des portes monumentales à chacune des entrées, Bab el Dzair, Bab el rahba, Bab el Sebt, Bab el Zaouia, et Bab el Kouikha. Leurs portes n'existent plus malheureusement de nos jours. Durant cette régence turque, Blida devint une cité de plaisirs pour les janissaires d'Alger, et Blida fut appelée « Blida la reposante ».
En 1817, une épidémie de peste a fait 70 à 100 morts par jour durant un an. La population était de 7000 habitants. Le 5 mars 1825 dans l'après-midi un tremblement de terre a ensevelit la moitié de la population soit près de 3000 personnes. La population s'est réfugiée à Montpensier qui était alors au nord de Blida. L'agha Yaya fit reconstruire la ville plus au nord.
Les Français rentrent sur Blida, 7 ans après l´invasion de 1830, ils trouvèrent une résistance farouche. Ils bâtirent de grandes casernes militaires, d'ailleurs Blida fut une ville garnison de l'armée française, on peut voir ces casernes a nos jours. En 1936, Blida comptait 44.043 habitants dont 12.930 européens. En 1948, il y avait 66.328 rationnaires inscrits dont 19.390 européens. C'était la seconde ville du département d'Alger.
Une magnifique mosquée avait été bâtie par les Morisques, ce lieu de culte lui avait permis d'aboutir à ses desseins puisqu'il a pu, dans une courte durée, apaiser les haines et consolider une prompte fusion entre entre la tribu qui habitait la région (Ouled Soltane) et les Morisques qui fondèrent la ville. Ainsi, main dans la main, ils ont commencé à l'édification de la nouvelle ville de Blida en construisant de nouvelles maisons aux alentours de la mosquée. Après quelques années, le terrain sur lequel s'étaient établis les Morisques, était complètement métamorphosé. Des quartiers, rassemblant des boutiques et des maisonnettes, ont vu le jour tels que le quartier Eldjoun et celui de Douirette qui sont devenus plus tard la fierté de la ville de Blida. Grâce à cette mosquée, Blida a connu un développement florissant a tel point qu'on la nommée Blida El Ourida (La ville des roses). Elle était devenue une cité très convoitée par les citadins d'Alger, de Médéa, de Miliana et de Koléa. Malheureusement cet édifice religieux a été démoli entièrement, lors de l'invasion des colons français en 1830, pour ériger à sa place une église. Une erreur impardonnable pour ceux qui se prétendent être les défenseurs des droits de l'homme. Leur méchanceté envers le culte musulman ne s'est pas limitée seulement à la démolition de cette mosquée, mais elle s'est étendue à une autre, en l'occurrence la mosquée de Baba Mohamed qui se trouvait à l'entrée de Bab Dzair, en la transformant en une caserne militaire pour leur escadron.
Blida doit sa renommée aux colons européens qui s'installèrent dans cette zone fertile[réf. nécessaire], les colons bâtirent une très belle ville, avec de belles rues et places, tel que la rue d´Alger, la rue Koulougli, la rue Parmentier, sans oublier le quartier juif, ou le commerce fleurissait à flot tout au tour du fameux marché européen, aussi les magnifiques jardins furent ériger tout au tour de la ville pleine de roses et de jasmins.
Visiteurs célèbres: